Sécurité : l'offensive du secteur privé

Dans un contexte de menace terroriste, la sécurité privée mène une discrète offensive pour étendre progressivement ses domaines d'intervention auprès des grandes entreprises et du secteur public. Au cœur de ce lobbying, Alain Bauer, ex-président du Conseil national des activités privées de la sécurité, vient d'obtenir la libéralisation récente du port d'arme pour certaines missions de surveillance. L'évolution de ce contexte juridique, suivi pas à pas par La Lettre A, pousse entreprises et patrons du CAC 40 à marcher dans les pas du journal Charlie Hebdo, d'Areva et de Disneyland, qui recourent depuis quelques années à des gardes armés grâce à des dérogations. Sous l'œil de la Place Beauvau, les dirigeants des sociétés de sécurité privée avancent toutefois en ordre dispersé du fait d'inimitiés tenaces et d'intérêts divergents. Face à un ministère de l'intérieur partagé entre la tentation d'externaliser certaines missions et une méfiance historique pour les privés, le secteur attire de plus en plus de hauts gradés de la police qui, à l'instar de Bernard Squarcini, se positionnent de plus en plus souvent sur des missions de sûreté et d'intelligence économique.

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